Présidentielle au Sénégal : Ousmane Sonko et Karim Wade out

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Ce n’est plus un secret. Le 25 février prochain, les sénégalais seront aux urnes pour élire le successeur de Macky Sall. Et aux dernières nouvelles, les opposants Ousmane Sonko et Karim Wade ne seront pas dans cette course visiblement étriquée.

Le conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour prendre part à cette élection le samedi soir. Ils sont au nombre de vingt candidats à voir leur candidature validée sur les quatre-vingt dix candidatures déposées.
Dans le lot des absents, on retrouve les grands noms de la scène politique sénégalaise comme Ousmane Sonko principal opposant à l’actuel président et aussi le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade. Les raisons ayant conduit à l’invalidation de leur dossier sont différentes.

Pour le premier à savoir Ousmane Sonko, sa candidature a été rejetée par le conseil constitutionnel pour les raisons de sa condamnation à six mois de prison avec sursis dans le dossier diffamation contre le ministre Mame Mbaye Niang. Le candidat naturel du Pastef est donc définitivement écarté de la course à la présidentielle.

Quelques figures politiques sénégalaises

Si le rejet de la candidature de Sonko n’est pas surprenant pour plusieurs observateurs à cause de ses démêlés judiciaires, celui de Karim Wade est tout à fait inattendu.

Sa candidature avait été validée dans un premier temps par les sages. Mais un recours déposé par un autre candidat au sujet de sa double nationalité a poussé les juges du conseil constitutionnel à invalider la candidature du candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Selon la constitution sénégalaise, il faut avoir que la nationalité sénégalaise pour prétendre s’asseoir sur le fauteuil présidentiel alors que Karim Wade détient également la nationalité française à laquelle il a renoncé le 16 janvier dernier. Pour les sages, son renoncement est intervenu après la déclaration sur l’honneur attestant qu’il n’avait que la nationalité sénégalaise.

La question fondamentale qui se pose après le rejet de ses deux candidats non négligeables dans la course à la présidence est la stratégie que devra adopter le Pastef et le PSD pour prendre part à ce scrutin du 25 février prochain.

Jérôme Winceslas KAKPO

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